Déménager avec son chum pour le meilleur et pour le pire

La nomade en moi n’aurait jamais cru emménager avec son copain à court terme, jamais dans 100 ans. Mais pourtant, c’est une décision qui est venue au fil du temps (de pas trop de temps).

 

Au bout de quelques voyages et quelques expériences ratées, je savais que je revenais dans ma p’tite ville natale pour y rester. Je ne voulais cependant pas être une tanguy.

J’ai rencontré mon chum en juin et si vous faites le calcul, de juin à mars, on n’a pas niaisé avec la puck. En plus, on a fait des rénos pendant un demi-millénaire. J’te dis que ça teste un couple, des maudites rénos.

Ça fait que dans un élan d’indépendance, je regardais pour un appart. Avec une coloc, c’était le plan depuis le début, mais qui veut emménager avec un couple? Personne, je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi…

Regarder pour un appart ou une chambre à payer seule quand mon chum y aurait passé la majeure partie de son temps? C’était un peu inutile. De toute façon, on passait notre temps à faire la navette entre chez ses parents et les miens… C’était un brin épuisant.

 

Décembre 2016

Son père a un condo qui s’apparente à une maison de ville à louer. L’endroit est vacant, bien situé, mais il demande quelques travaux pour qu’il entre dans nos standards. Mon chum est gérant de projet en construction. (Ça y’est, vous faites l’addition?) RÉNOVATIONS.

Les planchers à grandeur, les deux salles de bain et la peinture à refaire, au complet. Sur 1200 pieds carrés. Ça ne semblait pas si pire au début. Deux ou trois semaines et tout serait fait… NOT.

Les planchers n’étaient pas nivelés, la plomberie était désuète, on avait besoin de morceaux spécifiques, name it. À bout, entre 3-4 choix de céramiques, j’ai pensé give up. C’est l’fun de pouvoir avoir une place à toi, à ton goût, à moindre coût, mais câline que ça demande de l’énergie. Pis encore, moi je n’avais qu’à choisir les couleurs de peintures, les dégradés de céramiques et les planchers de bois. Alors que mon chum, lui, se tapait les journées à l’appart avec les peintres, plombiers, et tout le tralala.

 

4 Mars 2017

Ben oui, 3 mois que ça a pris. Parce que, si la p’tite fille de communication que je suis a bien appris quelque chose en construction, c’est qu’on est pas mal à la merci des travailleurs. Les deadlines ne dépendent pas juste de nous.

Après des dizaines d’allers-retours au Rona et au Ikea, mais aussi quelques trajets Montréal-Laval, on a finalement déménagé tout notre stock. Le 5 mars, on passait notre première nuit à l’appart. Et ce n’est que quelques jours plus tard qu’on a eu notre première chicane. LA chicane où t’es à bout, où t’es juste pu capable.

Parce que depuis décembre, tout ce que tu fais c’est parler construction; planchers, peinture, boîtes, décorations, etc. Parce que t’as juste le goût de te retrouver pour t’écraser sur le sofa après avoir mangé un bon p’tit repas préparé par maman ou papa. Et, c’est là que tu fais le constat: la vie d’adulte que t’avais donc hâte d’avoir, elle est là, pis elle te frappe en pleine face.

Du ménage, du lavage, de la cuisine et la liste s’allonge. Ça me fait penser, j’ai du repassage à faire,

Ciao là!

 

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