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Marcher pour la vie

Il y a sept ans, une amie m’a parlé de la marche du Relais pour la vie; une marche organisée par la Société Canadienne du cancer, qui a lieu partout au Québec, aux environs du mois de juin. Depuis ton inscription (que tu peux faire en ligne) jusqu’au jour de la marche, tu dois amasser le plus de dons possible. Oui, le plus possible, car tous les fonds amassés sont remis pour la recherche de cette foutue maladie.

Tu peux vendre des luminaires qui seront disposés tout au long du parcours et quand la nuit tombe, il y a un moment de silence et chacun allume la flamme des luminaires. Ces derniers se trouvent dans un sac de papier qui symbolise une épaisse couche de peau, car il en faut toute une pour faire face à un diagnostic de cancer. Le sable dans le sac, lui, fournit une base bien stable sur laquelle s’appuyer lorsqu’on se sent faible et chancelant. La bougie que l’on dépose à l’intérieur est aussi solide que le roc; c’est le pilier que la famille, les amis, les professionnels de la santé représentent pour les personnes atteintes du cancer. Et finalement, la flamme est une lueur d’espoir. Elle est le désir qui brûle au fond de chacun de nous d’éliminer le cancer.  C’est un moment rempli d’émotions et chaque année, les larmes ne cessent de couler.

 

Quand on m’a expliqué comment se déroulait le Relais pour la vie; je n’en revenais pas. La marche durait douze heures; soit de 19h à 7h le lendemain matin. La première année, je m’étais dit que je marcherais la nuit AU COMPLET. C’était mon petit défi personnel. Ce n’était rien, comparativement à ce que les gens qui souffrent vivent quotidiennement.

Il y a sept ans, je ne marchais pour personne en particulier, je marchais pour cette cause qui me tient à cœur. Puis les années ont passé sans que je ne manque un seul Relais pour la vie.

Chaque année depuis, je marche pour quelqu’un. Chaque année, j’allume un nouveau luminaire sur lequel j’ajoute un nouveau nom. Pour quelqu’un qui est en train de se battre contre la maladie ou pour quelqu’un qui nous a quittés durant l’année. Cette année, je ne me donne pas le défi de marcher toute la nuit. Non, cette année, j’amasserai le plus de dons possible et je me garderai le plus d’énergie pour le lendemain. Car le lendemain, c’est l’enterrement de mon grand-papa. Cette année, c’est son nom qui s’ajoute à mes luminaires.

 

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Commentaires

Joanie Hébert Joanie se cherche encore un peu, beaucoup, à la folie. Petit à petit, elle se découvre à travers chacun de ses textes.